10/02/2010
Superfluité
Hannah Arendt, Les origines du totalitarisme : "Les camps de concentration, en rendant la mort elle-même anonyme (en faisant qu'il soit impossible de savoir si un prisonnier était mort ou vivant) dépouillaient la mort de sa signification : le terme d'une vie accomplie. En un sens ils dépossédaient l'individu de sa propre mort, prouvant que désormais rien ne lui appartenait et qu'il n'appartenait à personne. Sa mort ne faisait qu'entériner le fait qu'il n'avait jamais vraiment existé."
Et, plus loin : "La tentative totalitaire de rendre les hommes superflus reflète l'expérience que font les masses contemporaines de leur superfluité sur une terre surpeuplée."
Est-ce assez clair ?
00:16 Publié dans Memorandum | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
|
Facebook


