06/11/2009

Infamie

Yannick Haenel, Jan Karski : "Car il y a les victimes, il y a les bourreaux, mais il y a également ceux qui sont à côté, et qui assistent à la mise à mort. Ce sont les mêmes qui toujours vous font croire qu'il ne s'est rien passé, qu'ils n'ont rien vu, qu'ils ne savent rien. D'ailleurs, si quelqu'un vient leur parler de crime, ils prétendront ne pas le croire. Que vous soyez à trois mètres du poteau d'exécution, ou a des milliers de kilomètres, la distance est la même. Car à partir du moment où un vivant éprouve sa distance avec un homme qu'on met à mort, il fait l'expérience de l'infamie. La distance qui nous sépare des hommes qui meurent s'appelle l'infamie ; et vivre n'est jamais qu'une manière de se confronter à cette distance."

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://gillesmonplaisir.hautetfort.com/trackback/2454052

Commentaires

Terrifiant. Nous serons toujours tous des coupables inconscients et en sursis. (?)

Ecrit par : Lioubov Dormeur | 06/11/2009

J'aime votre blog et c'est toujours un plaisir de vous lire, mais juste une question, vous adhérez aux idées royaliste ?
Il faut rester sur nos gardes pour ne pas être ou devenir ceux qui sont à côté.

Ecrit par : jackie | 06/11/2009

Chère Lioubov, personne n'est innocent. Je vous embrasse. Gilles.

Ecrit par : Gilles Monplaisir | 07/11/2009

Cher Jackie, merci pour cette marque de sympathie. Votre question demanderait une réponse trop étendue pour cet espace (mais vous me donnez une idée). Etre sur ses gardes : toujours. De nos jours, les réactionnaires ne sont pas obligatoirement là où ils étaient historiquement jusqu'à présent. Amitiés. Gilles.

Ecrit par : Gilles Monplaisir | 07/11/2009

Cher Gilles,

Nous sommes tous coupables de quelque chose
avec des degres

Et nous avons tous ete une fois victime dans notre vie

mais pour l'infamie c'est la politique des 3 singes qui s'applique

et l'indifference...... (c'est mon avis)

je vs embrasse amities

Ecrit par : RUBIS | 07/11/2009

Chère Rubis,

L'indifférence, non. La compromission, un jour ou l'autre.
Je vous embrasse,

Gilles

Ecrit par : Gilles Monplaisir | 07/11/2009

Ecrire un commentaire