07/12/2009

MUSEUM et 4+1

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Mr Aeløv, Don Apøcalyps and Crack.

///M/U/S/E/U/M/// vient d'ouvrir son site Myspace. Trois titres sont disponibles : je vous les recommande.

Et puisque vous êtes à Bordeaux, n'oubliez pas l'exposition 4+1

11/10/2009

Soirée studieuse / Studious evening

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Bain / Bath

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26/09/2009

Reflection

 

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Reflection - Samedi 26 septembre 2009

25/09/2009

Chassagne-Montrachet

 

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Chassagne-Montrachet - jeudi 24 septembre 2009

18/09/2009

Alexandre Maller

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Alexandre Maller - Claire, septembre 2005

Je vous conseille vivement d'aller fureter sur le site du photographe Alexandre Maller. Le regard qu'il pose sur les femmes me plaît.

Claire, par exemple, me touche. Son attitude mélancolique (sourcils soucieux, regard perdu, main oubliée dans le creux du cou) se détache du parc (l'après-midi décline) où le soleil se faufile entre le feuillage des arbres. Sa nuque dégagée est à l'écoute du souffle de lumière qui souligne les contours de son visage : lèvres, nez, front tendu, chevelure nouée d'où s'échappe une mèche coulant comme une larme sur la joue...

Signalons également une série de femmes enceintes qui pourrait illustrer les billets précédents.

08/09/2009

Anonymat

Dans un billet publié le 31 août dernier, Jean-Michel Devésa expose ce qui le touche dans le travail de Denis Cointe : "Ce détour par les territoires de l’intime pourra irriter : d’aucuns considèreront, au terme d’une lecture rapide, que je sacrifie à l’exhibitionnisme le plus éculé et à la plus convenue des poses au détriment de l’analyse et de la présentation de l’itinéraire de Cointe. Ils auront parcouru ces lignes bien trop hâtivement et, hélas !, seront prisonniers de ce rationalisme de mauvais aloi qui, depuis cinq siècles, postule une dichotomie totale entre le sujet qui étudie et l’objet étudié. Il leur aura échappé que situer la voix qui parle peut ne pas égarer mais affûter le scalpel de l’intellection." Situer la voix qui parle est en effet nécessaire dans un monde où l'individu est de plus en plus dépossédé de sa parole afin d'être réduit à un rôle anonyme qui le rend semblable à un panneau de signalisation ou à une rame de tramway.

C'est précisément cette réification de l'individu que Jean-Michel Devésa relève dans le travail de Denis Cointe : l'individu n'existe plus - il est remplacé par l'homme, aussi indifférencié qu'un pin parmi les autres pins d'une forêt non pas sauvage mais gérée méthodiquement au profit de l'industrie du papier. L'image seule ne permet pas de sortir de l'anonymat (le "quart d'heure de célébrité" n'est qu'un leurre) : seule la prise de parole, une parole où s'affirme le nom du sujet, le permet. Nul doute que la nécessité de la parole s'imposera de plus en plus dans les travaux futurs de Denis Cointe.

 

Des différents travaux de Denis Cointe, je vous conseille la vidéo Les fées n'existent pas.

16/08/2009

Without Sanctuary

AaRON - "Strange Fruit"

vidéo transmise par Joëlle Rouchet

 

Du 7 juillet au 13 septembre 2009, Les Rencontres d'Arles proposent une exposition intitulée "Without Sanctuary". Il s'agit de photos et de cartes postales réalisées lors de lynchages de "nègres" dans le sud des Etats-Unis. Cette collection a été rassemblée par l'antiquaire James Allen.

La présentation de l'exposition indique que ces photos commencent dès l'abolition de l'esclavage. On y voit des Noirs torturés, lynchés, pendus sous les yeux d'une foule blanche joyeuse et festive. "Les images n’ont pas été manipulées, sauf dans certaines cas, lorsque les photographes ont effectué des retouches couleur que pour qu’elles se vendent mieux [!!!], et – pour rester fidèle aux mœurs chrétiennes – les parties génitales des victimes sont souvent obscurcies [La pudeur est respectée, Dieu merci]." Ces photographies se vendent comme des petits pains : "Les photographies avaient une importance telle que les Américains les collaient dans leurs albums de photos familiales, les encadraient et les exposaient à leur domicile et sur leur lieu de travail, et les plaçaient en évidence dans les vitrines des magasins."

Ces photos me glacent le sang : elles confirment, une fois de plus, qu'un "honnête père de famille" peut faire preuve d'un sadisme sans mesure (les femmes ne sont pas en reste, d'ailleurs, dans ces histoires) dès lors qu'il a l'assurance que ses crimes ne seront pas punis. Elles confirment également, une fois de plus, que toute société est fondée sur un crime commis en commun.

"J’aimerais un jour trouver en moi la dignité de cette mère Afro-Américaine qui, au printemps 1906, passa le soir du dimanche de Pâques à regarder, depuis une colline voisine, son fils brûler jusqu’aux cendres. J’aimerais un jour connaître le courage semblable à celui d’une mère qui attendit que la besogne soit faite, et que les derniers des traîneurs ivres furent rentrés chez eux. A ce moment, avec son désespoir pour seul compagnon, elle se rendit en douce à l’endroit du bûcher, et mit dans une boîte à chaussures les quelques cendres de son fils que la meute et le vent avaient épargnées."

Ces horreurs se sont produites, et elles se reproduiront encore.

NB : signalons l'existence d'un site internet dédié à cette collection : http://www.withoutsanctuary.org

 

 

 

11/07/2009

Groseilles

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29/04/2009

Sur une photographie de Luc Pérénom

Luc Pérénom, Jardin des plantes, Paris.

A califourchon, jupe, jambes nues, la jeune fille franchit la barrière. Dans quel sens ? Vers le paysage polarisé du jeu ou bien vers ce fil suspendu au premier plan, enroulé corde à sauter ?